Phénakistiscope “Anticitera”

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Phénakistiscope Anticitera
Disque illustré cédé à Zinematik par le “Museu de Cinema de Girona

LES TOUS PREMIERS DESSINS ANIMÉS !

Appareil optique précurseur du cinéma inventé en 1832 par le physicien belge Joseph Plateau pour démontrer la théorie de la persistance rétinienne. Parallèlement, en Autriche, le mathématicien Simon von Stampfer invente un dispositif très similaire : le disque stroboscopique. Tous deux sont basés sur la roue de Faraday, appareil inventé par le physicien britannique Michael Faraday, deux ans plus tôt. Postérieur au thaumatrope et antérieur au zootrope, celle-ci est clairement la première invention qui atteint l’illusion du mouvement. La succession d’images consécutives avec de légères variations (comme si elles étaient les divisions d’un même mouvement) est une découverte qui évoluera jusqu’aux photogrammes qui forment les films cinématographiques. 

Peu de temps après, Plateau constate qu’il faut seize images pour obtenir une parfaite illusion de mouvement, précisément le même nombre d’images par seconde qui sont utilisées dans les tous premiers films. Plus tard, avec l’avènement du son synchronisé, il sera établi que les images par seconde doivent être au nombre de 24, ce qui a été maintenu jusqu’à aujourd’hui. Le mécanisme du phénakistiscope est tout aussi simple qu’il est ingénieux : la roue tourne, on regarde au travers d’un trou le mouvement de l’image réfléchie dans le miroir qui se trouve devant nous. Le disque illustré que vous voyez ici a été cédé à Zinematik par “Le museu de cinema de Girona”.

PHÉNAKISTISCOPE : DU GREC “PHENAX – AKOS” (TROMPEUR) ET “SCOPEIN” (EXAMINER)

“Le coureur” phénakistiscope de Paul Richer (1895), collection École des Beaux Arts de Paris