Le Cinéma dans la Préhistoire

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Reproduction géante d’une petite rondelle perforée, faite en os par un artisan, il y a environ 13 000 ans. On la trouve en France en 1868 dans l’une des grottes de Laugerie-Basse, mais ce n’est qu’en 2008 que l’artiste et illustrateur de la préhistoire Florent Rivère suggérera qu’il s’agit d’un mécanisme qui recrée le mouvement. Apparenté au thaumatrope, il se différencie de celui-ci, car, au lieu de fondre deux images en une, il reproduit deux phases du même mouvement. D’autre part, après l’exploration de nombreuses grottes (Chauvet, Lascaux, Altamira et bien d’autres), le préhistorien Marc Azéma observe que les animaux peints sur les roches, tels que les bisons, les chevaux ou autres lions, possèdent plusieurs têtes et plus de jambes que d’ordinaire.

Il fait alors une nouvelle lecture de ce qu’il croyait être au départ des oeuvres inachevées des artistes de la fin du paléolithique (il y a 12.000 ans) et soumet l’idée que les auteurs ont probablement voulu transmettre la notion du mouvement. Pour corroborer sa théorie, il montre comment la lumière d’une torche, en se déplaçant d’avant en arrière, donne la sensation que les animaux galopent.

Cela serait-il le début du cinéma ?


Bison dans les grottes d’Altamira, Cantàbria
Têtes de chevaux en mouvement dans la grotte de Chauvet, France
Rondelle en os, datée de 13.000 ans